US Open, nos pronostics : tableau masculin

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La dernière levée du Grand Chelem débute aujourd’hui à Flushing Meadows. Malgré un tableau masculin décimé par les blessures et un niveau moyen qui n’a pas semblé aussi faible depuis bien longtemps, New-York garde cependant un enjeu majeur : la lutte pour la première place mondiale.

Murray, Djokovic, Wawrinka, Nishikori, Raonic…on ne compte plus les absents de marque pour cet US Open qui n’a jamais semblé aussi peu relevé. La suite logique d’une tournée américaine durant laquelle les cadors n’ont pas vraiment existé et ont laissé Zverev, Dimitrov et autre Kyrgios s’affirmer un peu. On n’imagine ainsi pas vraiment la couronne échapper à l’un des deux papys qui se disputent le trône 2018.

Le vainqueur : Roger Federer

On se croirait revenus dix ans en arrière, après 2004, 2006 et 2007, le Bâlois pourrait réaliser la passe de quatre et accomplir le plus grand exploit de sa carrière : un nouveau petit chelem à 36 ans. L’issue paraît inéluctable et lasserait presque, quand il s’aligne sur un tournoi important en 2017, Federer soulève le trophée. Melbourne, Indian Wells, Miam, Halle, Wimbledon… Seule exception à la règle, sa défaite en finale à Montréal qu’il a disputé diminué par une gêne au dos. Bref, il est redevenu le patron.

Seul bémol, la concurrence est aux abonnés absente. Les patrons du circuit sont à l’infirmerie et les jeunes loups n’ont pas encore les dents assez longues en majeur. Face à lui, un seul homme semble vraiment en mesure de l’inquiéter, son rival de toujours Rafael Nadal, qu’il pourrait retrouver en demi-finale. Mais sinon, on ne voit pas qui pourrait le dominer.

La surprise : Jared Donaldson

C’est l’un des grands classiques du tennis, les américains ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils évoluent chez eux, sur leur ciment adoré. On ne compte d’ailleurs plus les joueurs de la bannière étoilée ayant chamboulé le tableau de leur Grand Chelem maison. Avec l’armada de jeunes talents US, cette année ne devrait pas échapper à la règle et c’est le jeune Donaldson qui pourrait tirer son épingle du jeu.

À 20 ans, le jeune homme a réalisé une très belle tournée et pourrait déjouer les pronostics. Avec son jeu tout en puissance articulé autour de la traditionnelle combinaison service/coup droit, il est désormais aux portes du Top 50 et pourrait profiter d’un tableau clément, où les deux têtes de séries sont David Ferrer et un Lucas Pouille en crise de confiance, pour se glisser en deuxième semaine.

La déception : Lucas Pouille

On le répétait en début d’année, la saison de confirmation est toujours compliquée. Un an après son quart de finale et sa victoire magistrale contre Rafael Nadal, force est de constater que l’adage disait vrai : le nordiste est en perdition. Après un premier semestre relativement solide, il a coulé corps et biens cet été et ne semble pas en mesure de rééditer sa performance de 2016.

Incapable de remporter le moindre ciment cet été, il ne met plus un pied devant l’autre et n’importe quel adversaire apparaît presque insurmontable. Malgré un tableau plutôt abordable, on ne donne pas cher de sa peau dans ce tournoi.

Le meilleur français : Jo-Wilfried Tsonga

C’est un peu la malédiction des Bleus, ils ne semblent jamais en mesure de saisir les occasions qui se présentent à eux. Alors que rarement un Grand Chelem n’a paru aussi abordable, les joueurs frappés du coq sont tous en pleine débandade. Le meilleur d’entre eux cet été aura même été Adrian Mannarino, habituel second couteau. Difficile dans ces conditions d’imaginer une performance notable.

Dans ces conditions, on se tourne alors vers les valeurs sûres et on va encore compter sur le manceau qui a miraculeusement récupéré le dossard 8 et un tableau très ouvert. Après un premier tour facile contre Marius Copil, il devra néanmoins se sortir d’un second tour piégeux contre le vainqueur du duel Shapovalov/Medvedev. S’il s’en sort, la suite pourrait alors rigoler avec Haase et Carreno-Busta comme seuls obstacles sur la route des quarts.

Le match : Roger Federer – Nick Kyrgios

Sur la route d’un sixième titre, le maestro suisse aura un vrai test à passer en huitième de finale en la personne de l’australien. Complètement fou, ce dernier sait parfaitement se sublimer dans les grands moments puisqu’il est le seul joueur du circuit à posséder un bilan cumulé positif contre le trio Federer (1-1), Nadal (2-2) et Djokovic (2-0). Les deux affrontements entre les deux hommes se sont d’ailleurs soldés à chaque fois par trois tie-breaks.

Actuellement en pleine confiance après sa finale de Cincinnati et toujours aussi spectaculaire, le natif de Canberra devrait offrir un superbe spectacle aux spectateurs du Arthur Ashe Stadium. Certainement à même de mettre le suisse en difficulté mais sans doute pas de le battre.

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