Un triomphe Serbe pour les adieux d’un géant, nos pronostics pour l’Open d’Australie messieurs

2019 commence bien tristement avec l’annonce du futur retrait d’Andy Murray mais le spectacle doit continuer et on devrait se régaler à Melbourne, surtout si on est Serbe…

Le vainqueur : Novak Djokovic

Qui d’autre ? Redevenu maître du monde l’an dernier et en pleine confiance, le Djoker arrive en ultra-favori de son tournoi préféré. Jamais aussi fort que sur le rebound ace de Melbourne qui met parfaitement en lumière ses qualités de contre-attaquant/marathonien/superman, il devrait normalement y remporter son septième trophée Norman Brookes (oui, c’est son nom).

S’il paraît donc un bon cran au dessus de tout le monde, il lui faudra quand même se méfier d’un début de quinzaine particulièrement piégeur. On le connaît, il n’est jamais aussi fort qu’en fin de tournoi et le tirage au sort ne l’a pas ménagé pour la première semaine. Son enchainement Tsonga-Shapovalov-Medvedev aux deuxièmes, troisièmes et quatrièmes tours ne sera effectivement pas de tout repos. S’il y survit, il sera innarêtable.

La surprise : Miomir Kecmanovic

Vous ne connaissez sûrement pas ce jeune Serbe de 19 ans mais vous allez vite devoir corriger cette lacune. S’il ne paye pas de mine, ce gamin a des nerfs en acier et une soif de vaincre peu commune que j’ai eu l’occasion de déceler dès ses 13 aux Petits As de Tarbes. Logiquement défait en finale par un italien à la carrure d’adulte alors que lui devait tout juste peser 40kg, il m’avait presque balancé au visage un lot de consolation que je devais lui remettre. Un sacré caractère.

Depuis, j’attends son inexorable éclosion avec impatience. S’il ne révolutionnera pas le jeu, il a déjà le mental des meilleurs et pourrait très bien se faire remarquer pour son premier tournoi majeur. Brillamment sorti des qualifications, il va donner du fil à retordre à Fernando Verdasco au premier tour et pourquoi aller jusqu’au troisième défier Marin Cilic.

La déception : Dominic Thiem

Parmi les membres du Top 10, il est de loin celui sur lequel je ne miserais pas un centime. Ne serait-ce que pour le voir rallier le dernier carré. Pourquoi ? Parce que, en dehors de l’ocre, il redevient un joueur presque banal. Alors qu’il a toutes les armes pour briller sur dur, notamment en Australie, il semble lui manquer un déclic pour donner la pleine mesure de son formidable potentiel.

Même s’il n’a vraiment pas à se plaindre de son tirage, il est capable de perdre contre tous les joueurs de son tableau. Paire, Kokkinakis, Marterer voire Pouille me semble tout à fait en mesure de l’empêcher de rejoindre Coric en huitièmes de finale.

Le meilleur français : Gilles Simon

Après une annus horribilis en 2018, difficile d’être particulièrement optimiste en ce début de saison. Il me paraît même plus que probable qu’aucun de nos représentants ne gratte une place en deuxième semaine. Non seulement certains abordent le tournoi en panne de résultats mais surtout, le sort semble vouloir s’acharner contre nos couleurs.

Djokovic pour Tsonga au second tour, Federer pour Monfils au troisième ou Thiem d’entrée pour Paire, le programme est corsé, sans doute trop pour la majorité d’entre eux. Du coup, il va falloir compter sur le Niçois pour rallier le troisième tour. Et qui sait, sur la lancée de son bon début de saison, il pourrait inquiéter Sascha Zverev, toujours peu inspiré au meilleur des cinq manches.

Le match : Roberto Bautista Agut – Andry Murray

Comme souvent, vu que tout le monde est sur le pont, cet Open d’Australie regorge de rencontres intéressantes dès les premier tours, le Wawrinka-Gulbis devrait, par exemple, valoir son pesant d’or. Mais cette année, c’est particulier, un géant tire sa révérence. De manière imprévue, on va perdre l’une des personnalités les plus intéressantes du circuit. Tacticien génial doté d’une grande gueule et d’un modernisme rafraichissant, l’écossais me manquera et manquera au tennis.

Du coup, hors de question de rater l’un de ses matches, surtout qu’il ne devrait pas s’éterniser. Face à un espagnol en pleine bourre en ce début de saison, difficile d’imaginer le britannique hors de forme, tenir la cadence. À moins d’une possible (probable) remise sur pied pour Wimbledon, il s’agira probablement des derniers tours de passe-passe du triple vainqueur en majeur. J’aurais mille fois préféré qu’il affronte un attaquant, histoire nous régaler avec son merveilleux touché de balle en lob, amorti et passing mais bon, même face à un besogneux de la trempe d’agit, il devrait trouver le moyen de nous en mettre plein la vue par séquences. Sans doute trop peu pour s’imposer mais, sait-on jamais…

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