Titre : Le PSG de Tuchel renvoyé (encore) à ses études

Après la déconvenue à Liverpool (3-2), le PSG était attendu au tournant mercredi soir face Naples. Et comme à Anfield, la prestation des champions de France a globalement déçu néanmoins la patte Tuchel se dessine doucement mais sûrement ? 

L’occasion était belle pour le PSG de Thomas Tuchel d’enfin exprimer tout son potentiel sur la scène européenne. Fort d’une dynamique hors norme en Ligue 1 (10 victoires en 10 matches), du retour au milieu du terrain de Marco Verratti, d’un Neymar ménagé et d’un Kylian Mbappé en état de grâce, hormis peut-être la blessure du capitaine Thiago Silva, le club de la capitale accueillait, au Parc des Princes, dans le costume de favori (cotes: 1,42-6,50) des Napolitains vainqueurs de Liverpool (1-0) lors de la précédente journée. Une formation transalpine emmenée par un Carlo Ancelotti motivé à l’idée de jouer un mauvais tour à son ancien club, extrêmement bien rodée tactiquement mais aussi aux vertus de combat et de dévouement de soi certaines. Ajoutez-y des joueurs de grand talent, de la qualité technique et du réalisme offensif et défensif et vous obtenez une équipe redoutable. Bref, le piège était tendu et les Parisiens ne l’ont pas évité. 

En accrochant le point du match nul dans les arrêts de jeu, le Paris Saint-Germain a certes sauvegardé ses chances de qualification pour les 8e de finales de Ligue des champions, véritable indicateur de performance du club. Toutefois, la feuille de match « footbiz » laissait croire en la supériorité du leader de la L1 sur son adversaire du soir. De ce fait, le résultat (2-2) tend à donner raison aux critiques qui pointent le manque de caractère de cette constellation de stars. Pour autant, sans nier les carences de l’équipe, on peut nuancer ce clabaudage. Tout d’abord, Angel di Maria a su égaliser dans le money time, preuve que les joueurs n’avaient pas baissé les bras, comme le tweet de Gigi Buffon en témoigne. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que les Parisiens parviennent à recoller à la marque, à Liverpool notamment, après avoir été mené 2-0, avant de céder il est vrai dans les arrêtes de jeu.

Bien souvent, le manque d’adversité en Ligue 1 est mis en avant pour justifier la difficulté du PSG à hausser son niveau de jeu en C1. On peut aussi être de ceux qui considère que Thomas Tuchel n’a pas encore tiré le maximum du potentiel de son groupe. Que les principes de jeu du technicien allemand se mettent progressivement en place et que ce PSG est sur le (bon) chemin. À Liverpool, il manquait Verratti dans le milieu, Neymar était encore ailier gauche, le pressing des trois offensifs était inexistant et le système d’une défense à trois encore trop fraîche dans les têtes et donc non applicable pour cette affiche. Un mois après, le pressing s’est amélioré (même s’il reste un axe d’amélioration pour Mbappé, Neymar, voir Di Maria), Verratti a repris du service (mais encore court physiquement), la vedette auriverde s’adapte de mieux en mieux à ce nouveau rôle de meneur de jeu et le schéma à trois derrière a donné en partie satisfaction.  

En effet, au retour des vestiaires, l’ancien entraîneur de Dortmund a pris le risque de la défense à trois. Choix quasi-gagnant puisqu’il a permis aux champions de France en titre de revenir deux fois au score. Maintenant, si on se projette au match retour qui s’annonce crucial, il est fort à parier qu’au San Paolo, Gigi Buffon retrouvera une place de titulaire dans le but. Espérons également que la pépite française Kylian Mbappé, qui a clairement perdu son duel de « la feuille de match » à l’aller avec Lorenzo Insigne (buteur avant de sortir sur blessure), retrouvera l’inspiration. Autres challenges pour le coach francilien : remettre « El Matador » Cavani sur de bons rails ou encore reconditionner physiquement le duo Verratti-Rabiot, sans en perdre un sur blessure, tout en poursuivant la transformation tactique et mental de ce collectif. En dépend l’avenir européen des Parisiens…

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