Surprise et confirmation, nos pronostics pour les deux premiers quarts de finale de la RWC 2019 1/2

Après des phases de poules marquées par la météo et l’émergence des Brave Blossoms, la course au trophée William Webb Ellis se lance véritablement ce week-end avec les quarts de finale. Petit point sur les forces en présence samedi.

Cette fois c’est parti, on entre dans le vif du sujet ! Si le premier tour n’a pas été dénué d’intérêt et a offert quelques belles empoignades, il a surtout confirmé que le rugby était encore à deux vitesses et que l’expression chère au football selon laquelle il n’y avait plus de petites équipes n’avait pas encore le droit de cité en ovalie. Si les scores ont été moins nombreux, il n’y a pas vraiment eu de suspense en dehors de la Poule A. D’ailleurs, si pour le grand public, la présence du Japon constitue une surprise, les spécialistes de tous bords l’avaient clairement anticipée. Bref, tous les gros sont là, on va pouvoir vraiment profiter !

Angleterre – Australie

Le contexte : une revanche a prendre

On commence par du très lourd avec un choc entre deux prétendants attendus au titre. Pourtant, si les Wallabies ont terminé sur le podium des deux dernières éditions, nos meilleurs ennemis n’ont plus passé les quarts depuis 2007 ! La pression est clairement sur les épaules des hommes d’Eddie Jones pour ce match qu’ils abordent en grands favoris avec, dans le coin de leur tête, la désillusion de 2015.

Le parcours : des Anglais trop tranquilles

À première vue, les anglais se sont ainsi baladés en disposant facilement d’une Argentine à 14 et en étant privés de Crunch pendant que leurs adversaires peinaient contre les Gallois et les Fidjiens. Cependant, dans le détail, le XV de la Rose ne m’a pas vraiment impressionné alors que les Australiens, plus poussés dans leurs retranchements, sont montés en puissance et auraient certainement du battre le Pays de Galles.

La clé du match : l’approche mentale

Les Anglais ont les cartes en mains mais avancent dans l’inconnu. On ne les a pas encore vu en difficulté et cela pourrait leur jouer des tours. S’ils ne sont pas prêts au combat au sol féroce que va leur proposer la troisième ligne australienne, ils pourraient être privés de sorties rapides et perdre leur fluidité. Surtout que, de crainte d’être pris au centre du terrain, Jones a changé ses plans en laissant Ford, son maître à jouer sur le banc pour remettre Farrell à l’ouverture. Une décision surprenante qui n’est pas sans rappeler celle de son prédécesseur Stuart Lancaster en 2015 contre le Pays de Galles. Un bien mauvais souvenir…

Notre pronostic : Australie

Ce match a tout du piège pour les anglais : beaucoup d’attente, un adversaire sous-estimé et des choix tactiques frileux en dernière minute. Au lieu d’assumer son jeu de vitesse, pourtant efficace depuis quatre ans, Eddie Jones veut jouer la puissance. Un mauvais calcul selon moi qui devrait mener les anglais à leur perte. Victoire étriquée mais surprise des Wallabies.

Nouvelle-Zélande – Irlande

Le contexte : l’Irlande au pied d’une montagne

Leader surprise au classement mondial au début de la compétition, les hommes en verts n’ont pas vraiment la tête d’un favori. Incapables de casser ce plafond de verre des quarts de finales, ils devront le faire face au double tenant du titre, arrivé au Japon sans vraiment de pression… Sils les ont dominés en test-match pour la première fois de leur histoire, c’est un tout autre challenge en Coupe du Monde.

Le parcours : les All Blacks en démonstration

En plus de cet ascendant psychologique, les Néo-Zélandais auront d’autant plus de certitudes au coup d’envoi compte tenu de leurs performances nippones. impressionnant de solidité et de maîtrise contre les Boks, ils ont déroulé en faisant le plein de confiance. À l’inverse de leurs adversaires qui ont chuté contre le Japon en montrant les limites de leur jeu restrictif et trop cadré.

La clé du match : l’arbitrage

Face à des All Blacks à l’impressionnante faculté de contre-attaque, les Irlandais vont devoir ralentir tous les ballons et châtier les champions du monde dans les rucks. Un art qu’ils maitrisent à la perfection mais qui devrait être récompensé par des tur-overs et des pénalités. Or Nigel Owens, désigné pour ce match, est l’arbitre qui laisse le plus jouer pendant cette compétition. Si cette propension inquiète les supporters irlandais, elle pourrait pourtant leur permettre de pourrir le jeu et de niveler le niveau comme l’avaient fait les Tongiens contre les Bleus en poule.

Notre pronostic : Nouvelle-Zélande

Selon moi le quart de finale le plus déséquilibré et de loin. Trop limités et prévisibles, les Irlandais risquent bien de prendre une correction. Ce qui ne les changera pas vraiment puisqu’en six participations à ce stade la compétition, il ont encaissé autan de défaites, avec en moyenne 17 points d’écart… Large victoire des All Blacks.

La première demi-finale pourrait ainsi être le remake de la dernière finale. On se retrouve demain pour mes prévisions sur les rencontres de dimanche, notamment celle des Bleus.

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