Serge Aurier, par ici la sortie !

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Encore une fois insupportable d’arrogance ce week-end, Serge Auriera peut-être fait l’écart de trop, celui qui pourrait bien l’obliger à faire ses valises en fin de saison.

Son entrée en jeu contre Lorient dimanche a tourné au burlesque ! 8 minutes durant lesquels il s’est habillé, préparé, montrant à ses partenaires stupéfaits combien il se moquait bien de disputer la rencontre contre la lanterne rouge du championnat. Il ne s’en excusera même pas, montrant ostensiblement que son ego ne passe plus les portes… Alors que faire pour le club ?

L’ex futur meilleur latéral d’Europe au comportement inacceptable

L’histoire avait pourtant bien commencé. Arrivé au PSG après un passage remarqué à Toulouse, l’Ivoirien formé à Lens n’a pourtant pas mis longtemps à convaincre le club comme les supporters de son potentiel. Rapide, puissant, bon centreur, il est très vite perçu comme l’un des tous meilleurs potentiels d’Europe au poste de latéral droit. Rapidement incontournable dans le onze de Laurent Blanc, il relègue l’international néerlandais Grégory Van der Wiel au rang de doublure et semblait avoir signé pour un long bail sur le côté droit de la défense parisienne.

Indiscutable sportivement, le joueur a montré que ses limites pouvaient venir d’un comportement loin d’être irréprochable. Après une première alerte avec des insultes envers l’arbitre de Chelsea-PSG, il a vraiment dérapé avec la fameuse vidéo périscope qui aurait déjà dû lui valoir un aller simple loin de Paris. Si les dirigeants parisiens l’ont protégé en vertu de son potentiel sportif, le joueur n’a pas su profiter de sa seconde chance avec une bagarre contre les forces de l’ordre qui lui vaudra une interpellation. Sa place dans le vestiaire et dans le cœur des supporters ne tient alors plus que sur ses performances…

Une concurrence nouvelle incarné par Thomas Meunier

Or, s’il commence la saison comme titulaire, il se voit progressivement challengé puis dépassé dans la hiérarchie par le belge Thomas Meunier, arrivé à l’intersaison. Méconnu à son arrivée, ce dernier, bien que moins physique que l’ivoirien fait vite valoir sa qualité technique pour s’imposer dans l’esprit d’Emery et commencer le match aller face au Barça durant laquelle il rend une copie quasi parfaite, ponctuée d’un rush impressionnant sur le quatrième but. Titulaire depuis, il ne cesse de convaincre. Malgré le naufrage collectif du Camp Nou, il aura été l’un des seuls à surnager et à montrer du caractère.

Son comportement est lui à l’antithèse de celui d’Aurier. Hyper professionnel, bon client pour les médias, particulièrement apprécié du groupe, il fait l’unanimité et est désormais le N°1 incontestable dans l’esprit de l’entraîneur basque. Mettant, par là même, en grand danger l’avenir d’Aurier au club. Pour des qataris qui prônent une irréprochabilité de tous les instants, le cas Aurier est ainsi une véritable épine. Mettront-ils en danger l’équilibre du vestiaire en conservant un joueur qui montre qu’être sur le banc est une insulte pour une star de son acabit ? On espère que non !

Sabaly, le choix de la raison ?

Il se murmure d’ailleurs que le président Al Khelaifi, qui n’a défendu son joueur qu’en raison de son statut d’indispensable au sein du onze parisien, se serait lassé de ses incartades et serait prêt à s’en séparer. Pour des raisons d’équilibre d’effectif donc mais aussi financières. A un poste assez faible au niveau européen, Aurier jouit toujours d’une très belle côte et pourrait rapporter près de 30 M€ aux caisses parisiennes. Une somme non négligeable avec les contraintes du fair-play financier.

Youssouf Sabaly un amour de gamin, hyper bien élevé. J’ai eu du plaisir à collaborer avec lui, ou tout du moins à mettre les outils en place pour le faire progresser, il avait déjà un très bon niveau. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il fait partie de ces joueurs, et il en existe, qui ont de la mémoire. Dans les occasions douloureuses pour moi, il vous fait un petit signe. Il vous envoie un texto quand vous êtes sans club. Il m’a aussi envoyé un texto quand j’ai pris mon poste d’entraîneur à Toulouse. Et il n’oublie jamais de vous dire merci à chaque fois qu’il vous croise. C’est ça le foot aussi. Certains oublient mais on n’est pas tous obligés d’avoir la même mémoire…

Pascal Dupraz

Enfin, le PSG possède la solution de repli idéale avec Youssouf Sabaly. Actuellement prêté à Bordeaux mais formé au club, facteur important au regard des règles UEFA, le latéral a tout à fait le profil du remplaçant idéal. Celui dont tous les éducateurs louent les qualités morales dispute sa quatrième saison pleine dans l’élite (125 matches de Ligue 1 à 24 ans) et ne coûterait absolument rien au quadruple champion de France en titre. Trois bonnes raisons de le voir faire son retour au bercail. Le PSG a d’ailleurs déjà refusé les offres du club Girondin de transformer le prêt en transfert, de là à y voir les prémices d’un départ d’Aurier, il n’y a qu’un pas.

Pour moi, à l’heure de la reconstruction, Paris doit vite se débarrasser d’un joueur qui prouve, semaine après semaine, qu’il n’a pas le professionnalisme suffisant pour évoluer au haut niveau. Il n’a pas l’intelligence d’apprendre de ses erreurs ? Qu’il parte et vite !

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