Russie 2018 : Top/Flop n°2

Avant que la Coupe du Monde n’entre dans le vif du sujet avec les matches de « muerte », l’équipe de « l’Observatoire du Sport Business », partenaire de Sport-Vox, nous a livré ses coups de cœur et ses coups de gueule pour la fin de la phase de poule.

Les supporters :

Dès la désignation de la Russie comme pays hôte de la compétition, tout le petit monde du football était inquiet quant aux risques de violence dans les stades et pourtant, l’ambiance est plus que jamais au rendez-vous. Les mesures drastiques de sécurité prises par les autorités ont semble t-il porté leurs fruits sans pour autant empêcher les fans de faire de ce mondial un superbe fête. On en redemande !

Mention spéciale aux supporters japonais qui ont confirmé que leur réputation de politesse et de civisme n’était pas usurpée en nettoyant eux -mêmes leurs tribunes. Sac poubelle à la main, ils ont pris l’habitude de rester après les rencontres pour ramasser tous leurs détritus. Un bel exemple que se sont empressés de suivre leurs homologues sénégalais. Une chose est sûre, les Samouraïs ont certainement gagné de nouveaux supporters avec les services d’entretiens russes qui doivent espérer les voir poursuivre longtemps leur aventure.

La Suède :

Avant le début de la compétition, ils n’étaient pas nombreux ceux qui voyaient les jaunes et bleus, orphelins de Zlatan Ibrahimovic, se qualifier pour le second tour et encore moins en terminant à la première place d’un groupe F particulièrement relevé. Et pourtant, les hommes de Jan Andersson n’ont rien volé à personne et pourraient même se plaindre du traitement qui leur a été réservé.

En effet, leur match face à l’Allemagne entaché de plusieurs décisions arbitrales discutables et marqué par un but venu d’ailleurs à la dernière minute, aurait pu leur mettre la tête dans le sac. Il n’en fut rien puisqu’ils ont facilement dominé un Mexique pourtant solide pour rallier la deuxième phase. Pas si faible finalement le groupe de qualification des Bleus…

Les coiffeurs :

Dans une grande compétition, le risque existe toujours de voir les troisièmes matches de poule faussés par des équipes déjà éliminées et démobilisées. Cette année, ce fut loin d’être le cas puisque tous les déçus des premiers matches ont fait honneur à leur maillot jusqu’au bout. Ils sont même plusieurs à avoir gagné.

Avec le Maroc qui a fait trembler l’Espagne jusqu’au bout, le Pérou vainqueur de l’Australie ou la Pologne tombeur du Japon, les sans-grades ont donné un peu de bonheur et de fierté à leurs supporters.

La qualification des Bleus :

Si la manière nous a laissé sur notre faim (on y reviendra), les résultats sont là, tenaces. L’équipe de France s’est qualifiée tranquillement pour la phase finale de la compétition en dominant finalement assez facilement sa poule. Qualifiés après deux rencontres puis premiers avec sept points en n’ayant concédé qu’un but, les Bleus ont preuve d’une belle solidité et ont rempli leur premier objectif.

Dans l’absolu, une telle maîtrise en phase de poule n’est pas une habitude pour une équipe de France qui n’a fait mieux qu’une seule fois, en 1998. Pour une équipe dont la défense était au centre des critiques après les matches de préparation, ce n’est finalement pas si mal.

En vrac :

  • Messi : un but hors-norme pour sauver l’Albiceleste
  • Modric taille patron : le meilleur joueur de cette phase de poule
  • Coutinho : le vrai patron de la Selecao
  • Corée, Japon, Iran : l’Asie loin d’être ridicule

L’Allemagne :

Difficile de passer sous silence un tel cataclysme. La malédiction du champion en titre aura finalement été plus forte que la régularité métronomique de la Manschaft. Comme ses devancières espagnoles, italiennes et françaises, l’équipe de Joachim Löw laisse son titre vacant dès les poules. Un résultat parfaitement logique au vu de ses performances indigentes.

Après le miracle suédois durant lequel la VAR et un coup de canon de Kroos avaient sorti le champion en titre d’un sacré pétrin, on pensait qu’une victoire sur la Corée du Sud ne serai qu’une formalité et pourtant… Au terme d’une rencontre apathique, sans audace ni imagination, le trop fragile quadruple vainqueur a rendu sa couronne tout en conservant son entraîneur. Surprenant.

Belgique-Angleterre :

On attendait énormément de ce premier choc entre deux équipes séduisantes lors des deux premières journées. L’occasion de voir ce que cette jeunesse anglaise avait vraiment dans le ventre et si la Belgique était un véritable outsider pour le titre. Malheureusement, comme souvent, la montagne a accouché d’une souris.

En effet, la rencontre s’est disputée au petit trot avec deux équipes bis. Hormis l’éclair d’Adnan Januzaj, on s’est en effet plutôt ennuyé et difficile d’en tirer un quelconque enseignement pour la suite. Avec l’arrivée des matches à élimination directe, l’intensité devrait pourtant rapidement monter. Du moins on l’espère.

Le jeu des Bleus :

On le disait, les Bleus sont en huitièmes de finale et c’est bien là le principal. Trop de cadors ont galéré dans ce premier tour pour bouder notre joie. Pourtant, on reste clairement sur notre faim tant les hommes de Deschamps se sont contenté du minimum syndical, notamment à travers la purge contre le Danemark.

Alors oui, c’est vrai que les nordiques ont refusé le jeu et que les Bleus n’avaient strictement aucun intérêt collectif à donner le maximum. Cependant, cette première phase sans émotion les a mise dans une situation difficile, celle d’une interdiction de sortie de route contre l’Argentine de Messi. Quand on se veut pragmatique, il faut gagner.

L’Islande :

Après la victoire de la Croatie sur l’Argentine, les vikings avaient un véritable boulevard pour refaire le coup de l’Euro 2016 et atteindre les phases finales. Avec deux défaites consécutives, ils n’auront finalement pas vraiment eu l’occasion d’y croire.

Au delà de leu effectif léger, c’est aussi leur manque d’ambition dans le jeu qui les aura perdu. C’est bien de savoir défendre mais, pour passer les poules d’une telle compétition, il faut aussi savoir prendre des risques, ce qu’ils n’auront jamais vraiment réussi à faire. Dommage pour une équipe sympathique aux supporters inimitables.

En vrac :

  • Russie : retour sur terre avant de défier l’Espagne
  • Sénégal : une élimination rageante et imméritée
  • Pologne-Japon : un fin de match qui rappelle Allemagne-Autriche 1982

Après cette première phase riche en rebondissement, place aux phases finales qui commencent par un choc exceptionnel entre la France et l’Argentine. Je ne sais pas vous mais je le sent très moyen ce match…

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