Roland-Garros, nos pronostics : tableau masculin

Rafa

On y est enfin ! Le sommet de la saison 2017 de terre battue s’ouvrait aujourd’hui Porte d’Auteuil. Qui pour animer cette quinzaine et pour succéder à Novak Djkokovic ? Nos pronostics.

Les premiers échanges ont eu lieu ce dimanche à Roland Garros avec déjà des matches intéressants et une indication forte, il fait beau et très chaud, 34° ! Avec de telles conditions de jeu, plutôt rares lors des dernières éditions souvent marquées par la pluie, les attaquants pourraient sortir du bois.

  1. Le vainqueur : Rafael Nadal

Difficile d’imaginer autre chose qu’une decima qu’on sentait déjà venir après la finale de l’Open d’Australie. Le Majorquin s’est régalé lors depuis l’arrivée de la saison européenne avec des titres en pagaille. Seule anicroche, cette défaite face à un Dominic Thiem bouillant à Rome, pas forcément inquiétante.

Tel Samson, il semble retrouver des forces avec le retour de ses cheveux ! La machine physique est lancée, sa balle a retrouvé sa longueur et son poids et son tableau est dégagé jusqu’en quart où Raonic l’attend. Bref, il est l’ultra-favori et la forme précaire, pour rester poli, de Djokovic, Murray et Wawrinka, ne laisse pas présager autre chose qu’un dixième titre historique.

  1. La surprise : Karen Khachanov

Pas facile de sortir un nom vu que voir Thiem ou Alexander Zverev aller loin ne serait plus vraiment une surprise. On pourrait aussi parler de Del Potro, rapport à son classement modeste, mais vu son passé en Grand Chelem, ça ne serait pas vraiment sérieux… J’ai donc laissé parler la nostalgie et mon envie de voir ce clone de Marat Safin se révéler sur l’ocre parisien.

Le jeune russe de 21 ans au superbe revers à deux mains, une vraie merveille souvent tapée long de ligne avec un relâchement écœurant, pourrait troubler l’ordre établi. Après un premier tour de chauffe contre le chilien Jarry (assez intéressant également d’ailleurs celui là aussi), pourquoi ne pas voir le 54ème mondial titiller Berdych et Isner pour atteindre la deuxième semaine ? J’ai très envie d’y croire.

  1. La déception : Kei Nishikori

Pour cette catégorie en revanche, il avait beaucoup plus de postulants ! Murray, Wawrinka, Cilic voire Djokovic, nombreux sont les anciens vainqueurs en majeur à la peine cette saison. C’est cependant le japonais que j’ai décidé de mettre à l’honneur, façon de parler bien sûr…

Si son début de saison est honorable, il est 14ème à la Race avec de bonnes performances d’ensemble sur dur, le retour à la terre battue européenne est un chemin de croix avec comme seules victoires probantes, deux succès contre un Ferrer bien loin de ses années fastes. Tout juste battu à Genève par Mischa Zverev, pas vraiment un terrien, on a du mal à l’imaginer aller très loin et une sortie de route dès la première semaine, malgré un tableau plutôt ouvert, est loin d’être inconcevable.

  1. Le meilleur français : Jo-Wilfried Tsonga

J’avoue ne pas faire dans l’originalité mais franchement, qui d’autre ? Après un retentissant doublé Marseille-Rotterdam et une pause paternité, il est revenu en force et a enquillé un troisième titre du côté de Lyon, une première pour lui sur terre battue. Alors oui, les pisses froids me rétorqueront que le tableau n’était pas très relevé mais taper proprement Berdych sur une finale et en deux manches, c’est plutôt pas mal.

De plus, le manceau est toujours au rendez-vous du côté de la Porte d’Auteuil et son tableau, s’il n’est pas exempt de pièges, peut clairement laisser de l’espoir. Franchement, il pouvait difficilement espérer mieux qu’éviter Rafa et Djoko pour ferrailler avec Cilic et Wawrinka. S’il dompte ces deux-là, pas vraiment en pleine confiance, il pourrait s’offrir une troisième demie parisienne. Avec le soleil de son côté, ce n’est pas de l’ordre du fantasme.

  1. Le match : Jo-Wilfried Tsonga – Nick Kyrgios

J’annonce la couleur, ce Roland Garros caniculaire sera placé sous le signe de l’offensive ! Et à ce petit jeu là, le troisième tour qui s’annonce entre ces deux cogneurs pourrait être un régal. Roger Federer absent, les esthètes du jeu vont laisser place à du costaud, du brutal, de l’épais, ça risque de cogner fort sur le Central ! Un combat de cinq sets au couteau pour lancer la quinzaine de Jo vers les sommets.

On peut le détester mais, dès qu’il s’agit de faire le spectacle, l’Australien est dans son élément. Il fait partie de ces rares joueurs qui cassent les codes d’un tennis trop souvent aseptisé et on peut être certain qu’un rendez-vous contre Jo, chez lui, dans une ambiance de Coupe Davis va motiver l’animal. Reste à espérer qu’il ne se soit pas pris les pieds dans le tapis contre Kholschreiber ou Anderson auparavant, une éventualité malheureusement probable…

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