La VAR au service des puissants du football européen

Après des retournements de situation signés “vidéo-arbitrage”, les décisions arbitrales sont bizarrement plus contestées que jamais. C’est paradoxal. A l’heure où la VAR devait atténuer la subjectivité du corps arbitral dans ses décisions, c’est parfois l’effet inverse qui est observé.

Hier soir, l’OL est sanctionné d’un pénalty qui influe sur le déroulement du match. Or, l’information que la VAR était en marche est apparue furtivement sur le board des commentateurs. Cela induit que le car vidéo a revu l’action, mais aurait rapidement décidé de ne pas alerter l’arbitre terrain, confirmant ainsi sa décision d’accorder le pénalty. D’une faute subie par Denayer, on passe à un pénalty pour le FC Barcelone, qui se traduit par une ouverture du score de Messi.

Il y a une semaine, c’est dans les dernières minutes que Damir Skomina a changé le résultat de la double-confrontation PSG-Manchester. Indiquant d’abord le point de corner après la déviation de Kimpembe à la 90’, il est alerté par le car vidéo et décide d’aller visionner les images VAR par lui-même. D’un corner, on passe à un pénalty meurtrier en faveur de Manchester United. Pour finir, le géant italien Juventus se voit accorder un pénalty litigieux en fin de match qui le qualifie, et élimine l’Atletico de Madrid.

Loin de moi l’idée que les clubs cités ne méritaient pas leur qualification, mais je tiens simplement à montrer que les décisions arbitrales sujettes au déclenchement de la VAR arrangent bien les prestigieuses écuries de la scène européenne (Barcelone, Manchester, Juventus et même le Real Madrid au match aller contre l’Ajax).

Si ce n’était que la VAR qui posait problème, cela en resterait au terrain. Or, le dernier exemple parlant est celui qui tourne autour de la confrontation Rennes-Arsenal. En effet, le match aller aurait dû se dérouler à l’Emirates Stadium pour permettre aux Bretons de recevoir le match retour, ce qui amène souvent une position de force. Pourtant, l’UEFA a inversé les rendez-vous, prétextant une mesure de sécurité. De plus, on a appris en début de semaine que Lacazette serait finalement disponible pour le match, après que sa suspension pour mauvais geste ait été allégée.

Arbitrage ou aménagement de calendrier, l’UEFA semble bizarrement pencher du côté des dominants du foot européen. Cela amène-t-il à nous dire que la France et ses clubs n’en font pas partie ?

Plutôt que de se battre pour gagner de l’influence sur l’échiquier européen, pourquoi l’UEFA ne mettrait-elle pas en place des “challenges vidéo” comme au tennis ? Le capitaine d’une équipe pourrait demander à visionner la VAR avec des crédits limités pour chaque rencontre.

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