Et si… Savea, Pogba, une action pour tout changer ?

Dès à présent, avant chaque week-end sportif, la rédaction sort sa boule de cristal et fait du sport fiction pour vous parler, en avant-première,  des meilleurs moments à venir, ceux qui vont changer le cours d’une saison et pourquoi pas d’une carrière. Cette semaine, nous en avons imaginé deux.

Le diable est dans les détails, cette maxime s’applique doublement en sport où, encore plus qu’ailleurs, la roche tarpéienne  jouxte le capitole. En un instant,  une action ou une décision c’est le destin d’un homme ou d’une équipe qui peut se jouer. D’ici demain soir, s’ils sont nombreux à vouloir faire pencher la balance dans le bon sens pour s’écrire un futur plus radieux, ce sont deux champions blessés qui pourraient s’offrir un avenir différent :

Julian Savea : un essai pour lancer la machine

Sur les terrains de Top 14, le « bus » a clairement pris du retard. Atone depuis son arrivée dans le Var, le quatrième meilleur marqueur de l’histoire des All Blacks (45 en 49 matches tout de même !), n’est que l’ombre de lui même. Emprunté voire carrément invisible, il traine sa peine sur le pré et fait plus parler de lui en raison des frasques virales de sa femme que par son apport rugbystique. Cette absence pèse d’ailleurs lourd dans le début de saison apocalyptique des hommes au muguet. Loin de faire oublier Chris Ashton, il s’est déjà mis à dos l’exigeant et bouillant public du Stade Félix Mayol.

Pourtant, dimanche, sur les coups de 18h, tout va changer. On joue la 79ème minute d’un match suffocant contre le Stade Rochelais et le RCT s’apprête à concéder une nouvelle défaite, celle de trop, celle qui mettra définitivement le feu au vestiaire. Car faut quand même pas déconner, il a beau avoir promis d’être sage le Mourad, il ne va pas pouvoir se tenir plus longtemps. Cette fois-ci encore, il va tout faire sauter, ses bonnes résolutions d’abord, son staff ensuite. Malgré sa « toulonnitude », Collazo va pouvoir faire son baluchon.

On en est donc là, le navire varois prend l’eau de toute part. Indigents, incapables d’une quelconque réaction, les hommes au muguet ont la tête basse sous les sifflets des leurs. C’est ce moment que va choisir la bête pour se réveiller, pour se souvenir  qu’il avait survolé la dernière Coupe du Monde de sa puissance. Héritant d’un ballon anodin, sur ses quarante mètres, il va s’offrir un essai à la Lomu. Alternant raffut et crochets, il va transpercer tout seul le rideau maritime pour sauver la peau de son staff. Plus qu’un essai, un acte de naissance qui va permettre aux toulonnais d’enfin lancer leur saison vers les phases de finales où tout pourrait arriver…

Paul Pogba : un raté pour la liberté

Mais qu’il est difficile ce retour en club pour la Pioche ! Après un été idyllique où, non content de remporter la plus belle compétition de la planète, il a fait taire toutes les critiques qui l’accompagnaient depuis ses débuts en Bleus. Impeccable leader d’une génération désormais inoubliable, il s’est offert une nouvelle virginité de ce côté de la Manche. Et pourtant, depuis son retour en club, c’est la soupe à la grimace.

Et dieu sait qu’il l’aime ce maillot, réussir chez les Red Devils est sa principale obsession. Effacer le départ chaotique pour la Juve et ramener la coupe aux grandes oreilles du côté du théâtre des rêves, il en rêve. Mais tout cela n’est plus qu’un fantasme, une chimère. Tout cela à cause de José Mourinho. Leur relation est détestable et semble avoir atteint un point de non retour, si bien qu’il semble aujourd’hui impossible de voir les deux hommes continuer à cohabiter très longtemps au sein d’un même vestiaire. Ça tombe bien le Spécial One est plus que jamais sur la sellette.

Alors quand demain contre Everton, l’ancien capitaine de United va hériter d’un pénalty en fin de match qui pourrait permettre à son équipe de sauver le point du nul et la tête de son coach, il va tergiverser. Il va s’élancer et envoyer le ballon très haut dans le ciel mancunien, précipitant la fin du règne du portugais. L’a t-il fait exprès ? On ne le saura jamais vraiment. Le board de Manchester, lui, éjectera son entraîneur pour le remplacer par un Zidane béni des dieux. La suite on la connaît, le maestro va reprendre en main un groupe talentueux et revanchard qui, contre toute attente, remportera la Ligue des Champions en mai prochain. Un trophée soulevé par son nouveau capitaine Pogba dans le ciel de Madrid…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *