En signant Ben Arfa, Bordeaux a déjà gagné son pari !

De manière surprenant, ce sont les Girondins de Bordeaux qui ont clôt le marché en s’offrant Hatem Ben Arfa. Un pari hasardeux sur le pré mais déjà gagnant en dehors.

Il aura fallu que le mercato ferme ses portes pour que les Girondins de Bordeaux se décident à tirer leur première (et unique) cartouche en recrutant l’enfant terrible du football français. Un recrutement qui peut surprendre tant l’ancien parisien reste une énigme mais qui aura au moins le mérite de remettre le club sur la carte du football.

Un club en crise

Quand L’Équipe notait mardi matin le recrutement du club aquitain en lui attribuant un 05/20 synonyme de plus mauvaise note de Ligue 1, Bordeaux faisait parti des trois seuls clubs du Big5 à n’avoir enregistré aucun renfort durant cette période estivale. Une apathie volontaire d’un propriétaire américain dont on se demande bien ce qu’il est venu faire dans le football, si ce n’est détruire l’un des fleurons du football tricolore…

En effet, malgré les demandes répétées de l’entraîneur Jean-Louis Gasset, la ligne était claire : pas de recrue sans ventes significatives. Au soir du 5 octobre, l’objectif des ambitieux dirigeant était atteint avec une balance commerciale positive de plus de 14M€. Une bonne nouvelle pour le fond de pension, une mauvaise pour le staff et les supporters qui se désespèrent depuis des mois et le rachat du club.

Une réussite médiatique

C’est dans ce marasme que la nouvelle de la signature d’Hatem Ben Arfa est tombée et, si la forme du joueur reste une énigme, c’est un très joli coup médiatique. Boudés par les médias depuis des années, Bordeaux coulait en silence dans l’indifférence générale, les Girondins ont passé la semaine au centre de l’actualité. Radios, presse, TV… tous se sont emparés de l’information pour nourrir leurs colonnes ou leurs talk-show. C’est déjà une victoire.

Pour le club, c’est donc enfin l’occasion de faire parler de lui d’une manière positive en rapatriant l’un des talents les plus intrigants du pays. Vu la hype du bonhomme, on peut être certain que sa signature va apporter un vrai coup de projecteur sur les matches du club, booster la billetterie voire les ventes de maillots. Au minimum le temps que l’effet de curiosité ne se dissipe et plus si le joueur venait en plus à briller…

Les conditions idéales d’un retour réussi ?

Une hypothèse improbable mais pas si irréaliste que cela quand on connaît un peu sa personnalité. Pour réussir, il n’aime  rient tant qu’être considéré comme un joueur spécial de l’effectif. Or, à Bordeaux, il arrive en terrain conquis ! Gasset le bade (ne s’est pas privé de le répéter en conférence de presse) et l’effectif girondin est idéal pour son épanouissement. Avec derrière lui l’un des blocs défensifs les plus solides du championnat mais une concurrence quasi-inexistante à la création, il va pouvoir jouer dans un fauteuil, sans pression et sans besoin de revenir descendre. Tout ce qu’il aime.

Un onze de départ qui a presque de la gueule !

Quand à la vie en dehors du terrain, on sait qu’elle dépend beaucoup de sa motivation mais entre ses déclarations d’amour pour son entraîneur, qu’il souhaitait à tout pris rejoindre, et ses efforts salariaux très conséquents, il semble avoir vraiment envie de bien faire. Reste l’inconnu de son état de forme physique mais, là encore, c’est plutôt rassurant au vu de ses premiers entraînements. Bref, il y a de quoi être optimiste.

Avec ce recrutement hautement médiatique, le club à d’ors et déjà gagné son pari, celui d’exister à nouveau et, si Ben Arfa venait à retrouver ne serait-ce que 70% de ses capacités, cela pourrait se transformer en coup de maître et, pourquoi pas, en qualification européenne en fin de saison.

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