En paroles et en chiffres : Marie-José Pérec, la « gazelle »

En partenariat avec l’Observatoire du Sport Business, Sport-vox célèbre l’anniversaire des voix du sport à travers des portraits décalés en cinq citations. Aujourd’hui Marie-José Pérec a 52 ans.

1 – Marie-José Pérec : la compétitrice

 » Gagner était une question de vie ou de mort. Une course pas gagnée était la fin du monde. « 

13 février 2015

La « Divine », comme l’a surnommée l’Équipe au lendemain de son triomphe barcelonais est avant tout la plus grand championne que l’athlétisme français ait connu. Avec ses trois titres olympiques dont un retentissant doublé 200-400m en 1996 à Atlanta, elle a marqué à jamais son sport de son interminable foulée. Un palmarès qu’elle doit autant à ses qualités hors normes qu’à sa haine viscérale de la défaite. Pour elle, seul l’or comptait, son palmarès en grand championnats ne compte d’ailleurs aucune médaille d’argent…

2 – Marie-José Pérec : l’introvertie

 » J’aimais vivre cachée  »

6 novembre 2018

Parfaitement détendue et relâchée lorsque le coup de feu du starter retentissait, la sprinteuse était, en revanche particulièrement mal à l’aise une fois la ligne d’arrivée franchie. D’un naturel timide, elle n’a jamais trouvée sa place sous la lumière, entretenant une relation compliquée, voire parfois conflictuelle avec les médias.

3 – Marie-José Pérec : la rebelle

 » Je pense que si on veut être au top niveau, il faut aller en dehors de la France. (…) Les Français n’ont pas les moyens de ramener l’or olympique à l’heure actuelle, si je ramène l’or olympique, ce ne sera pas grâce à eux ! Je me débrouille seule « 

1994-1995

Pérec est aussi une championne qui sait ce qu’elle veut et qui ne prend pas de gants au moment de faire les choix qu’elle estime les plus à même de lui permettre d’exprimer tout son potentiel, quitte à manquer de diplomatie. Persuadée de l’incapacité des structures fédérales tricolores à la porter au sommet de l’Olympe, elle rejoint John Smith en Californie en 1994 et tire à boulets rouges sur les cadres techniques de la Fédération Française d’Athlétisme. Un choix controversé mais gagnant.

4 – Marie-José Pérec : la recordwoman spoliée

 » Son record en 47 »60, ça ne compte pas. Pour courir en 48 »83, je n’ai pas eu besoin de préparation biologique, moi Le vrai record du monde, c’est moi qui le détiens. « 

9 août 1992

Véritable référence du demi tour de piste, la guadeloupéenne a longtemps fulminé contre les chronos pour le moins douteux de Jarmila Kratochvila et Marita Koch, officiellement toujours recordwoman du monde, réalisés en pleine guerre froide. Pour elle, comme pour beaucoup d’observateurs, elle détenait le véritable record « propre » du 400m avec son 48″83, porté en 1996 à 48″25. Un temps absolument fantastique qui ne sera battu que l’an passé par Salwa Eid Nasr. Un « record du monde » qui aura tenu 23 ans !

5 – Marie-José Pérec : l’inflexible

 » Le compromis, ça ne s’apprend pas sur les tartans. »

11 février 2016

Profondément attachée à son île, la championne a brièvement pris la tête de la Ligue d’athlétisme de Guadeloupe. Pendant un an, elle s’est heurté au conservatisme de « vieux messieurs » qui finiront par l’évincer. Une expérience marquée par sa volonté farouche de ne pas se compromettre ou travestir ses convictions au détriment de ses ambitions personnelles. Toujours entière et sans concessions.

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