Bulletin de notes de Ligue 1 : OM, Monaco, Nice… Ils ont déçu

La phase aller du championnat de France s’est achevée le 22 décembre et la phase retour débutera le 8 janvier prochain. Alors en attendant la reprise, c’est l’heure de faire le bilan de cette première partie de saison. Après les bons élèves, intéressons nous aux cancres de la classe.

On en attendait plus d’eux et ils ne sont pas au rendez-vous, certains clubs de Ligue 1 sont loin de leurs objectifs initiaux.

Mention passable :

Toulouse FC : 11/20

Bilan sportif à mi-saison : 13e avec 21 points (18 matches)

« Notre saison n’est pas conforme au potentiel de l’équipe. Il faudra revenir avec une meilleure mentalité ». Voilà les mots d’Alain Casanova à l’issue de cette première partie de saison. Et il est difficile de ne pas donner raison au coach toulousain. Car après un bon début de championnat (3 victoires lors des 4 premières journées), le Téfécé a tourné au ralenti en enchaînant 11 matches sans succès et avec un jeu en berne. Cependant, la belle victoire à Lille juste avant la trêve a de quoi rassurer.

Que changer au mercato ? Dans le sillage de Max-Alain Gradel (8 buts et 4 passes décisives), le Téfécé a les armes pour obtenir son maintien. Le principal risque pour Casanova serait de voir partir ses cadres, Christopher Jullien notamment.

Girondins de Bordeaux : 11/20

Bilan sportif à mi-saison : 12e avec 22 points (17 matches)

Difficile d’évaluer ce club tant les circonstances l’ont desservi, entre son rachat, le départ fracassant de Poyet ou le statut ridicule de son remplaçant Ricardo, difficile de travailler sereinement en Gironde cette saison et cela s’est vu avec un départ compliqué en Ligue 1 et en Europa League. Cependant, si le classement du club ne reflète pas encore son statut, les marines et blancs ont terminé la phase aller par une série de 10 matches sans défaites. De quoi espérer pour la suite.

Que changer au mercato ? Avec Kamano et surtout Pablo très convoités, il faudra d’abord sécuriser les cadres. Ensuite, le club pourra penser à dépenser un peu de son trésor de guerre pour combler deux manques : un meneur de jeu et un latéral gauche.  Le Dijonnais Naïm Sliti pourrait être la clé d’une remontada girondine.

FC Nantes : 11/20

Bilan sportif à mi-saison : 14e avec 20 points (17 matches)

Miguel Cardoso n’a pas fait long feu sur les bords de l’Erdre. Il faut dire que l’entraîneur portugais avait un style de jeu trop ambitieux pour une équipe aussi limitée. Et l’arrivée, en octobre, de Vahid Halilhodzic, un meneur d’hommes plus qu’un adepte du beau jeu, a permis aux Canaris de passer de la 19e à la 14e place. Un classement plus en conformité avec les attentes du public de La Baujoire.

Que changer au mercato ? Cet hiver, le FCN va devoir gérer le cas Emiliano Sala. Auteur de 12 buts, l’Argentin suscite les convoitises. Si le joueur est sous contrat jusqu’en 2020, Nantes est handicapé par une clause de contrat : en cas de vente, 50% du montant doit être reversé à son ancien club, Bordeaux. Alors pour Nantes c’est un dilemme : conserver son joueur et toucher peu d’argent l’année prochaine ou tenter de décrocher le jackpot cet hiver en le vendant au plus offrant. Affaire à suivre…

SCO Angers : 10/20

Bilan sportif à mi-saison : 15e avec 19 points (17 matches)

L’été dernier, Angers a perdu son meilleur buteur, Karl Toko-Ekambi (auteur de 17 buts, il a rejoint Villarreal). Et à la mi-saison, Stéphane Moulin, l’emblématique coach angevin, déplore une seule chose : le manque d’efficacité de son équipe. Le successeur de Toko-Ekambi, Stéphane Bahoken a lui-même reconnu qu’il devait être plus efficace (5 buts à la trêve). Angers sait donc ce qu’il lui reste à faire pour assurer son maintien : être plus réaliste.

Que changer au mercato ? Pas grand chose, l’effectif angevin semble assez équilibré. Cependant, il ne faudra pas passer à côté d’une bonne opération, notamment devant où Bahoken manque donc de tranchant. Le Grenoblois Sotoca, très combatif en Ligue 2, pourrait faire du bien.

Stade Malherbe de Caen : 10/20

Bilan sportif à mi-saison : 16e avec 18 points (19 matches)

Chaque année c’est la même chose : les bookmakers placent Caen en numéro 1 pour la relégation. Et à la trêve, force est de constater que Caen est au-dessus de la zone rouge. Après des années sous les ordres de Patrice Garande, Fabien Mercadal tente d’imposer son style mais il n’y est pas encore parvenu. Mais comme c’est sa première saison en Normandie, il faut faire preuve de patience car il a fait du bon travail dans son précédent club, le Paris FC.

Que changer au mercato ? Avec un effectif fourni quantitativement, Mercadal espère d’abord dégraisser. Pour le reste, un peu de créativité au milieu de terrain ne serait pas du luxe.

Amiens SCF : 10/20

Bilan sportif à mi-saison : 17e avec 17 points (18 matches)

L’année dernière, Amiens avait réalisé un très beau coup en relançant Gaël Kakuta, auteur de 6 buts et 6 passes décisives. Cette saison Amiens a tenté de récidiver avec Ganso, pari perdu. Au-delà de cet échec, Christophe Pélissier doit composer avec un effectif qui est une véritable Tour de Babel (hormis les Français on recense deux Colombiens, un Béninois, un Brésilien, un Iranien, un Malien, un Marocain, un Polonais, un Sénégalais, un Sud-africain et un Suédois) ce qui ne facilite pas la cohésion du groupe, surtout que plusieurs d’entre eux ne maîtrisent pas encore la langue de Molière.

Que changer au mercato ? Il y a déjà eu trop de changements cette saison, pour se maintenir Christophe Pélissier devra enfin trouver le bon schéma tactique, Amiens alterne entre le 4-2-3-1, le 4-3-3 et le 5-3-2, pour régler la porosité défensive de son équipe.

Avertissement :

Olympique de Marseille : 9/20

Bilan sportif à mi-saison : 6e avec 27 points (17 matches)

Une campagne européenne catastrophique, des recrues qui tardent à s’imposer (Strootman, Radonjic, Caleta-Car), une élimination précoce en Coupe de la Ligue, un Rudi Garcia sous pression, Marseille a eu tout faux cette saison et pourtant, malgré tous ces vents contraires, l’OM est encore dans la course pour la C1 ! Un miracle dont il faudra tirer partie en deuxième partie de saison.

Que changer au mercato ? Si l’on parle beaucoup du grand attaquant capable de remplacer Germain et Mitroglou, il sera difficile de récupérer une valeur sûre en hiver. Un pari Milik aurait du sens. Mais surtout, c’est derrière que ça pèche, plus encore qu’un 9, il faut solidifier une défense qui prend trop souvent l’eau. A Zubizarreta d’activer ses réseaux.

OGC Nice : 9/20

Bilan sportif à mi-saison : 10e avec 26 points (18 matches)

Patrick Vieira voulait offrir du beau jeu aux supporters de l’OGCN. Un mauvais début de saison et le champion du monde 98 est vite revenu à schéma de jeu plus pragmatique et Nice a retrouvé des couleurs, Atal et Saint-Maximin étant les Niçois les plus en vue. Ce début de saison mi-figue mi-raisin s’explique aussi par la gestion du cas Balotelli : annoncé partant, il est finalement resté au club mais avec une préparation tronquée… Résultat, à la trêve, « Super Mario » n’a toujours pas marqué le moindre but et Vieira a fini par le sortir de l’équipe après avoir fait preuve de patience.

Que changer au mercato ? Avec seulement 13 buts marqués, Nice doit s’activer devant en vendant un Balotelli inutile et démotivé. Un meneur de jeu (Belhanda ?) et un avant-centre, pourquoi pas le Dijonnais Tavares, semblent indispensables.

Dijon FCO : 8/20

Bilan sportif à mi-saison : 18e avec 16 points (18 matches)

Après un début de saison tonitruant avec 3 victoires lors des trois premières journées (8 buts pour, 1 but contre), Dijon s’est écroulé avec une série négative de 12 matches sans victoire (dont 8 défaites). Des résultats très décevants pour une équipe séduisante et dont l’effectif regorge de joueurs de talents .

Que changer au mercato ? Dijon va d’abord devoir éviter la saignée. Rosier, Aguerd, Sliti, Tavares ou Said sont convoités et pourraient être tentés de quitter le navire. Ensuite, le DFCO comptera surtout sur le retour de Kwon Chang-hoon. Grièvement blessé en fin de saison dernière, le Sud-coréen est attendu comme le Messie.

Redoublement :

En Avant Guingamp : 6/20

Bilan sportif à mi-saison : 20e avec 11 points (18 matches)

Il était difficile d’imaginer Guingamp occuper la dernière place à Noël en début de saison. Le club costarmoricain avait recruté Nolan Roux et Ronny Rodelin, compensant ainsi la perte de Jimmy Briand. Mais avec six défaites lors des six premières journées, Guingamp a totalement manqué son début de saison. Kombouaré a été remercié le 6 novembre et c’est Jocelyn Gourvennec qui a pris la suite sans que cela n’améliore la situation du club. Cependant, Guingamp a enregistré juste avant la trêve une victoire, ô combien importante, sur la pelouse de Monaco et dispose de joueurs de qualité comme Blas, Coco, Roux et Thuram, révélation de ce début de saison avec 7 buts.

Que changer au mercato ? Guingamp a les joueurs pour faire mieux et va surtout devoir travailler mentalement, la solution ne viendra pas du mercato. Dans cette optique, l’arrivée d’un guerrier au milieu, rompu aux joutes du maintien serait un vrai plus.

AS Monaco : 0/20

Bilan sportif à mi-saison : 19e avec 13 points (18 matches)

C’est la catastrophe hallucinante de ce début de saison. Monaco qui se voyait comme principal adversaire du PSG est actuellement en train de lutter pour sa survie en Ligue 1, sans parler d’une campagne européenne pitoyable (1 seul point en six matches). La faute à un mercato d’été complètement raté. A force de vendre ses meilleurs éléments pour ne miser que sur des jeunes joueurs, l’ASM se retrouve avec un effectif de Gambardella.

Et le licenciement de Leonardo Jardim, principale victime des errements de ses dirigeants, alors qu’il n’a rien à se reprocher, n’a rien changé : son successeur, Thierry Henry, n’a pas trouvé le remède miracle et le jeune entraîneur montre souvent des signes d’agacement devant l’incapacité de ses joueurs à appliquer ses consignes.

Que changer au mercato ?  Avec 3 points de retard sur le barragiste et 5 sur le premier non relégable la situation n’est pas encore désespérée mais c’est surtout sur le plan mental que Monaco inquiète, les joueurs étant d’une passivité consternante sur le terrain. Il va donc falloir ouvrir le portefeuille pour faire venir des leaders dans toutes les lignes, pas vraiment une sinécure…

 

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