À quoi pourrait ressembler le PSG version 2017/2018 ?

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Depuis vendredi dernier le mercato a officiellement ouvert ses portes et les plus folles rumeurs s’accumulent autour du désormais vice-champion de France. Essayons de nous mettre dans les baskets du nouveau directeur sportif du PSG.

Le messie est enfin arrivé du côté de la porte d’Auteuil ! Après des années de bricolage depuis le départ fracassant de Leonardo, les dirigeants qataris du club parisien ont enfin dégoté un directeur sportif reconnu et expérimenté, le portugais Antero Henrique. Ancien vice-président du FC Porto, club qui touche quand même sa bille en matière de transferts, il débarque au Camp des Loges précédé d’une flatteuse réputation et investi d’une difficile mission, relancer le club auteur d’une saison 2016-2017 décevante. A Sport-vox, nous avons essayé de nous mettre à sa place et imaginé un mercato idéal.

Donner les coudées franches à Unai Emery

Première chose à faire, renforcer la position de l’entraîneur Basque. Malgré une pression intense et des départs majeures, il a réussi de très bonnes choses. Avec ses 87 points en championnat, son PSG affiche le troisième bilan de l’histoire du club, il a remporté les deux coupes nationales et, on a tendance à l’oublier, a orchestré l’une des plus belles victoires européennes de Paris au match aller face à Barcelone…

Bref, si on occulte le dernier quart d’heure du Camp Nou (marqué par un arbitrage plus que discutable) et le fait que Monaco marchait littéralement sur l’eau cette saison, son bilan pour une première est loin d’être à jeter aux orties. Pour voir ce qu’il a dans le ventre, il faut désormais lui donner les clés du camion et le laisser construire un effectif taillé pour évoluer dans son système préférentiel, le 4-2-3-1.

Renouveler les cadres

Après une intersaison 2016 complètement manquée, le club doit tourner la page de ce premier chapitre de l’ère QSI incarné par les recrues « italiennes » Zlatan, Motta, Silva ou Maxwell… L’an dernier les départs conjugués du géant suédois et de David Luiz ont laissé un trou béant dans un effectif privé de ses principaux meneurs d’hommes. Plus qu’un échec tactique ou technique, le naufrage barcelonais est avant tout une faillite des présumés patrons de l’équipe, ce PSG manque clairement de caractère et doit renouveler ses cadres !

Le mercato parisien doit ainsi s’axer sur deux idées fortes, recruter des joueurs expérimentés au caractère fort et susceptibles d’apporter immédiatement une plus-value dans un 4-2-3-1 définitivement adopté comme le schéma préférentiel. Tour d’horizon ligne par ligne :

  1. Gardien : il faut trancher

Le club est mécontent de ses gardiens, c’est une certitude, cependant, à moins de se lancer dans la bataille Donnaruma (qui vient de refuser de prolonger à Milan), aucun portier de premier plan ne semble pouvoir débarquer au Parc des Princes. Les cadors sont peu nombreux et sont globalement indélogeables, Lloris, De Gea, Oblak, Buffon, Neuer, tous vont rester dans leur club respectif cet été.

Le PSG va certainement devoir s’appuyer sur un portier déjà au club et Emery a le choix entre Trapp, Areola voire Sirigu. Pour moi, le choix est vite fait, l’allemand me semble largement au-dessus de la concurrence ! Je n’ai jamais compris la hype Areola que je trouve plus que médiocre et que je n’imagine pas dans le rôle d’un titulaire dans un grand club. A l’instar de l’italien, il doit se trouver un autre club pour permettre à Trapp de s’installer définitivement dans les bois et de prendre confiance. Restera à Paris à recruter un numéro 2 expérimenté qui acceptera ce statut et qui pourra être immédiatement efficace en cas de blessure, pourquoi pas Cédric Carrasso, libre de tout contrat.

2. Défense : au revoir Thiago Silva et Serge Aurier

Symbole de cette équipe friable dans le money time, Thiago Silva doit partir. Si le brésilien est sans doute le meilleur technicien à son poste, ses failles mentales sont rédhibitoires (jouer le hors-jeu à 5-1, sérieusement ??) pour porter le brassard et l’en priver achèverait de le décrédibiliser. Franchement, difficile d’imaginer Paris prendre 6-1 en mars dernier avec un patron défensif digne de ce nom… si le Barça le veut toujours, Paris pourrait même en tirer un bon prix et doit sauter sur l’occasion. Certainement la dernière à près de 33 ans.

Pour le remplacer, il faut donc trouver un guerrier susceptible d’épauler et de faire s’épanouir les jeunes Marquinhos et Kimpembe, qui me semblent avoir plus de caractère que l’ancien milanais. En tête de liste, l’uruguayen Diego Godin, véritable chien de garde au mental inoxydable, présente le profil idéal. Cependant, la situation précaire de l’Atletico sur le marché des transferts rend l’opération compliquée. On parle aussi beaucoup de Pepe qui, s’il n’a plus beaucoup d’années devant lui, pourrait apporter sa grinta, sa combativité et son vice sur une ou deux saisons. Une vraie solution à explorer. Sinon, pourquoi ne pas tenter le coup de poker avec Chiellini ? Le PSG a de l’argent et la Juventus refuse rarement un mauvais deal. Dans tous les cas il faut du rugueux, du roublard, du vicieux, un défenseur est avant tout là pour faire mal, pas pour effectuer des relances soyeuses. A prévoir aussi, une valeur sûre de Ligue 1 à l’état d’esprit irréprochable pour faire le quatrième, suffisamment costaud pour dépanner dans toutes les compétitions mais pas trop fort pour ne pas faire de l’ombre à Kimpembe. L’angevin Romain Thomas a tout à fait le profil.

Sur les côtés, Aurier n’a plus rien à faire au club, son comportement est incompatible avec la gestion d’un grand d’Europe. Qu’il aille tourner ses vidéos ailleurs ! Paris gagnerait en crédibilité en s’en débarrassant, surtout que sa cote sur le marché des transferts reste très élevée. Pour le remplacer Henrique aurait des vues sur Ricardo Pereira, sans aucun doute un très bon choix mais pourquoi aller recruter ce que l’on a déjà ? Youssouf Sabaly, l’un des meilleurs de Ligue 1 à 23 ans appartient au club, possède un état d’esprit remarquable et améliorerait les quotas de joueurs formés au club, certainement la solution la plus simple pour jouer les doublures de l’excellent Meunier.

A gauche enfin, le départ de Maxwell et l’inconstance de Kurzawa ouvre la porte à l’arrivée d’un potentiel titulaire. L’expérience de Gaël Clichy pourrait être une bonne pioche pour apporter certaines garanties sans brider la montée en puissance de l’ancien monégasque.

3. Milieu : on reconstruit autour d’un 10

Terminé le trio de récupérateurs cher à Laurent Blanc, Umery doit s’affranchir de l’ombre de son prédécesseur, imposer ses vues et son système pour voir ce qu’il peut réellement accomplir dans la capitale. Il doit frapper fort et sacrifier un joueur majeur et chouchou du Parc, Marco Verratti.

L’ancien de Pescara est très talentueux, je n’en disconviens pas, mais son jeu unidimensionnel le bride énormément dès qu’il sort de son 4-3-3. Sans sentinelle derrière lui, ses performances s’étiolent et il n’est plus que l’ombre de lui-même. De plus, son manque d’efficacité dans les trente derniers mètres est problématique. Sa présence dans l’effectif empêchera toujours Emery d’installer son système plus vertical qu’il ralentit par sa conservation de balle. Bref, malgré toutes ses qualités, il est plus une épine dans le projet de jeu d’Emery qu’autre chose. Ça tombe bien, l’italien ne demande qu’à partir pour rejoindre la Catalogne où ses qualités s’épanouiraient idéalement. Si l’offre du Barça de 100 M€ est réelle, il faut profiter de l’aubaine.

Pour le remplacer, il faut du lourd, un meneur d’hommes au gros volume de jeu, déjà arrivé à maturité. Deux noms me viennent immédiatement, ceux de Rajja Naingollan et d’Arturo Vidal. L’arrivée de l’un de ces deux guerriers apporterait énormément de punch et d’autorité à l’entrejeu parisien qui en manque cruellement, sans compter une capacité à frapper de loin, arme offensive qui fait actuellement défaut. Bien que plus jeune, Fabinho pourrait également avoir le profil. Et comme doublure, pourquoi ne pas donner une nouvelle chance à Krychowiak ? Il est taillé pour ce système, est capitaine en sélection polonaise et ne serait pas le premier à se révéler à Paris après une première saison manquée.

A gauche du duo de récupération, en revanche, on ne change rien, Rabiot et Matuidi, globalement irréprochables et complémentaires continuant de se partager le poste.

Enfin, le jeu d’Emery s’est toujours construit autour d’un meneur de jeu. On sait qu’il apprécie tout particulièrement les qualités de Javier Pastore mais le physique en cristal de l’argentin impose le recrutement d’un taulier à ce poste. Comme j’ai de la suite dans les idées, je proposerai le même nom qu’en janvier dernier, celui de James Rodriguez. Il a tout pour s’épanouir à Paris et pourrait même être associé à El Flaco en position d’ailier. Il faut mettre le paquet sur le colombien, il est beaucoup trop fort pour cirer le banc du Real.

4. Attaque : renouveler la concurrence

Si l’équipe manque donc de tauliers, ce n’est pas vraiment devant. Le trio Draxler-Cavani-Di Maria est au niveau des plus grosses cylindrées européennes. Replacé dans l’axe, l’uruguayen a réalisé une saison monstrueuse, redevenant l’une des meilleures pointes du continent. Sur les côtés, le champion du monde allemand s’est immédiatement intégré au jeu parisien et son dauphin à Rio, s’il est encore parfois nonchalant et inconstant reste une valeur sûre, notamment dans les gros matches. N’oublions pas que ces trois-là ne jouent ensemble que depuis six mois.

Si ce trio présumé titulaire est au niveau, cette intersaison sera l’occasion d’apporter densité et concurrence à l’attaque parisienne. Si à droite Guedes et James pourront suppléer le départ d’Hatem Ben Arfa, jamais vraiment désiré par Emery, il faut renforcer les deux autres postes. A gauche, Lucas a fait le tour de la question et ne progresse plus vraiment, un départ lui ferait du bien. Pour le remplacer, Paris a de l’argent et doit en profiter. Si la piste Mbappé est séduisante, c’est plus de l’ordre du fantasme, quant à Alexis Sanchez, il n’a pas l’air emballé par le projet, le vrai bon coup serait de s’offrir les services du munichois Douglas Costa, excellent dribbleur, bon passeur et finisseur occasionnel. A 26 ans, il a encore de belles années devant lui. Enfin, en pointe, si l’on parle beaucoup de l’italien Bellotti, je me méfie toujours des Cannoniere italiens, si ses stats turinoises laissent rêveur, son adaptation à un grand club et son prix devraient vite refroidir les velléités parisiennes. De plus, désormais titulaire de la squaddra, difficile de l’imaginer de le voir s’installer sur le banc sans rechigner. Le profil idoine me paraît plutôt se trouver chez le dernier finaliste de la Ligue Europa en la personne du danois Kasper Dolberg. Très jeune (19 ans), puissant, excellent buteur, il a tout pour exploser dans les prochaines années en apprenant aux côtés de la star uruguayenne. Il faut sauter sur l’occasion avant qu’il ne traverse la Manche !

Tennis - USA

 

4 thoughts on “À quoi pourrait ressembler le PSG version 2017/2018 ?

  1. Article intéressant avec de bonnes idées pour le recrutement. Cependant, ce dernier semble utopique avec près de 8 arrivés (quid de la cohésion?) et des départs importants qui pourraient affecter l’image du PSG sur le marché : vendre Verratti et Silva (aussi fragile soit il) affaiblirait le projet et le décrédibiliserait auprès de potentielles recrues.

    Il serait intéressant de voir ce même type d’article avec les projets des nouveaux riches/clubs intelligents de la Ligue 1 (OM, Lyon, Nice, Lille voire Nantes depuis l’arrivé de Ranieri)

    1. Huit arrivées certes mais seulement trois dans le onze de départ donc cela reste raisonnable. Quand on sait que la densité de l’effectif a pu être remise en question, notamment en pointe et en défense centrale, ça ne me semble pas excessif.

      Sur ta deuxième remarque, l’image du club pourrait également être affectée si Verratti devait être retenu contre son gré après cinq saisons passées au club. Le PSG n’est pas encore un club ultime mais encore un tremplin pour le Barça ou le Real. Que penseraient des cibles potentielles qui verraient que le club ne récompense pas les services rendus par un bon de sortie ?

    1. Il est certain que l’arrivée de Neymar a changé beaucoup de choses. Je n’imaginais pas le PSG capable de sortir autant de cash en respectant le Fair Play financier.

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